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Bernard-Henri Lévy y el antikantismo imaginario

Bernard-Henri Lévy en flagrant délire

NOUVELOBS.COM | 09.02.2010 | 11:54

Ce devait être le grand retour philosophique de BHL. Patatras! L'opération semble compromise par une énorme bourde contenue dans "De la guerre en philosophie", à paraître le 10 février. Une boulette atomique qui soulève pas mal de questions sur les méthodes de travail béhachéliennes.

Bernard-Henri Lévy

Bernard-Henri Lévy (Sipa)

Ce devait être le grand retour philosophique de Bernard-Henri Lévy. Patatras ! L’opération semble compromise par une énorme bourde contenue dans « De la guerre en philosophie », livre à paraître le 10 février. Une boulette atomique qui soulève pas mal de questions sur les méthodes de travail béhachéliennes

Nul ne peut plus l’ignorer, Bernard-Henri Lévy, « ennemi public » ainsi qu’il se présentait à l’automne 2008 dans sa correspondance avec Michel Houellebecq, est de retour dans les magazines. Tous les magazines. Lorsque nous l’avions invité à débattre au « Nouvel Observateur », le 13 janvier dernier, avec le philosophe Slavoj Zizek, un de ses adversaires, nous étions encore loin de deviner l’ampleur de la tornade à venir. Grand entretien dans « l’Express », portrait d’ouverture dans « Paris Match », couverture de « Transfuge », panégyrique dans « le Point » signé Christine Angot, interview de six pages dans « Marianne ». On en oublierait presque une chose. La cause occasionnelle, le détail à l’origine d’une telle profusion : la parution de deux livres, le 10 février prochain chez Grasset. Un épais « Pièces d’identité », recueil de textes et d’entretiens déjà parus sur toutes sortes de supports, et « De la guerre en philosophie », version remaniée d’une conférence prononcée en 2009 à l’ENS de la rue d’Ulm.
Plaidoyer pro domo en faveur d’une œuvre injustement décriée, la sienne, ce second opus d’environ 130 pages, « De la guerre en philosophie », se présente comme le « livre-programme » de la pensée béhachélienne. Un « manuel pour âges obscurs, où l’auteur « abat son jeu » et dispose, chemin faisant, les pierres d’angle d’une métaphysique à venir » – rien de moins, trompette l’éditeur au dos de la couverture. On l’aura compris, ce livre devait signer le grand retour de BHL sur la scène conceptuelle dite sérieuse. Son ultime plaidoirie face à une caste philosophique qui l’a depuis toujours tourné en dérision, de Deleuze à Bourdieu, en passant par Castoriadis. Une lecture attentive dudit opuscule révèle cependant que l’affaire est assez mal engagée.
« La vraie question pour une philosophie, c’est de savoir où sont vos adversaires, et non où sont vos alliés. » Ainsi l’auteur se lance-t-il, chemise au vent et sans crampons, à l’assaut de quelques contemporains gauchistes renommés, mais aussi de Hegel ou de Marx, « cet autre penseur inutile, cette autre source d’aveuglement », notamment reconnu coupable de ne pas donner les moyens de penser le nazisme. A la décharge, l’idéalisme et le matérialisme allemands, toutes ces conneries superflues! Bernard-Henri Lévy ne s’est jamais laissé intimider par les auteurs mineurs.
Il s’en prend tout aussi fougueusement à Kant, « ce fou furieux de la pensée, cet enragé du concept ». Un peu audacieux de la part d’un penseur qui ne peut, somme toute, revendiquer à son actif qu’un brelan de concepts pour news magazines comme le « fascislamisme »? Même pas peur. BHL a des billes. Le vieux puceau de Königsberg n’a qu’à bien se tenir. A la page 122, il dégaine l’arme fatale. Les recherches sur Kant d’un certain Jean-Baptiste Botul, qui aurait définitivement démontré « au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence ». Et BHL de poursuivre son implacable diatribe contre l’auteur de « La Critique de la raison pure », « le philosophe sans corps et sans vie par excellence ».
Il en sait des choses, Bernard-Henri Lévy. Le néo-kantisme d’après-guerre. La vie culturelle paraguayenne. Seul problème, Jean-Baptiste Botul n’a jamais existé. Pas plus que ses conférences dans la pampa, auxquelles BHL se réfère avec l’autorité du cuistre. Ce penseur méconnu est même un canular fameux. Le fruit de l’imagination fertile de Frédéric Pagès, agrégé de philo et plume du « Canard enchaîné », où il rédige notamment chaque semaine « Le journal de Carla B. ». Un traquenard au demeurant déjà bien éventé depuis la parution de « La vie sexuelle d’Emmanuel Kant », pochade aussi érudite qu’hilarante publiée en 1999 (et rééditée en 2004) aux éditions Mille et une nuits sous le pseudonyme de Botul. Une simple vérification sur Google aurait d’ailleurs pu alerter le malheureux BHL. Le même Botul y est en effet aussi répertorié pour avoir commis une œuvre au titre prometteur : « Landru, précurseur du féminisme ».
Renseignement pris, personne ne s’était encore jamais pris sans airbag cet énorme platane. C’est désormais chose faite. Toutes proportions gardées, c’est un peu comme si Michel Foucault s’était appuyé sur les travaux de Fernand Raynaud pour sa leçon inaugurale au « Collège de France ». Mais alors, qu’a-t-il bien pu se passer dans le cerveau infaillible de notre vedette philosophique nationale ? Une fiche mal digérée ? Un coup de sirocco à Marrakech ? « C’est sans le moindre état d’âme que j’ai, depuis 30 ans et plus, choisi le rôle du renégat, endossé l’habit du disciple indocile, et déserté ce mouroir de toute pensée qu’est devenue l’Université », écrit Bernard-Henri Lévy. Un peu trop, sans doute.
Ainsi se sera-t-il toujours trouvé un importun, un pédagogue indiscret et pointilleux, pour venir s’interposer entre sa personne et la gloire philosophique. Il y a trente ans, c’était l’historien Pierre Vidal-Naquet, qui avait recensé dans un texte mémorable publié par « le Nouvel Observateur » les nombreuses perles d’écolier contenues dans son essai, « Le Testament de Dieu ». Cette fois-ci, c’est un philosophe burlesque qui n’existe même pas.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20100208.OBS6232/bernardhenri_levy_en_flagrant_delire.html

nouvelobs.com, en temps réel

El tiempo perdido

"En un universo donde el éxito consiste en ganar tiempo, pensar no tiene más que un sólo defecto, pero incorregible: hacer perder el tiempo"
J.-F. Lyotard, La posmodernidad (explicada a los niños), trad. E. Lynch, Gedisa, México, 1990, p.47

Prefacio a la transgresión

Digitalización del artículo de Michel Foucault sobre Georges Bataille
Responsable de la digitalización: Mauricio Sosa (blogendeconstruccion.blogspot.com)

Pensar!!!


"El pensamiento humano no puede comprometerse por entero con el trabajo, no puede dejarse atrapar por la tarea que tiene como fin demostrar lo que el curso incesante del pensamiento revelará que es falso. El pensamiento está a la busca de la aparición que él no ha podido prever y de la cual está de antemano apartado. El juego del pensamiento demanda una fuerza y un rigor tales que al lado de la fuerza y el rigor que la construcción demanda dan la impresión de un relajamiento. El acróbata en el vacío está sometido a reglas más precisas que el albañil que no abandona el suelo. El albañil produce, pero en el límite de li imposible: el acróbata inmediatamente suelta lo que ha aprehendido. Él se detiene. La detención es el límite que él negaría, si tuviera la fuerza de hacerlo. La detención quiere decir que falta el aliento y que el pensamiento que respondería al esfuerzo del pensamiento sería aquel que alcanzaríamos si, al final, no nos faltara el aliento."

G. Bataille. El mundo en que morimos.

foucault, pensar el acontecimiento

Ha tocado a Foucault y a toda su generación ser el laberinto y el acantilado, en el que los gritos de Nietzsche, Artaud, Bataille, Blanchot y Klossowski resuenen repetidamente, pero también han llevado en suerte ser los depositarios de una formación académica dominada por Hegel, Husserl y Heidegger, la denominada “generación de las tres H”, que pronto se verá contestada por Nietzsche, Freud y Marx, los así llamados, pensadores de la sospecha. En una larga entrevista concedida al periodista italiano Duccio Trombadori, Foucault elabora un recuento de las tradiciones en las que se reconoce y en ella expresa la confluencia de dos de sus múltiples formaciones:
“No me considero filósofo......"

Imaginario espacio temporal

Hablar del imaginario espacio-temporal en la cultura contemporánea, es recordar lo que dijo Castro Nogueira, en La risa del espacio, que nos dice: “estamos en un período en que nuestras imágenes se han despegado de nosotros de un modo radicalmente nuevo en la historia de la humanidad. Podemos objetivarlas, en fotografía o en vídeo; modificarlas; digitalizarlas y enviarlas a cualquier lugar del mundo en tiempo real”.
Baudrillard por su parte dice que lo real había desaparecido y que había sido sustituido por una cultura del simulacro. En este contexto se podría hablar que la posibilidad de acción del sujeto aparecía como residual.
Regresando con Castro Nogueira, que inspirado por Castoriadis, en su mismo escrito, otorga dos sentidos al término imaginario, uno asociado al campo de lo visible y de lo pensable por cada sociedad y cultura, así también como a los individuos y sus experiencias particulares y otro sentido donde se hace referencia al mundo de las imágenes exteriores(que van desde escrituras, pinturas y grabados) e interiores(que son las imágenes mentales) a su estatuto ontológico y a sus relaciones con el sujeto.
Castro Nogueira construyó un modelo de análisis del espacio-tiempo, para el las prácticas materiales, discursivas, visuales y las cartografías cognitivas, prácticas individuales, la memoria y la imaginación, en conjunto con las diferentes estrategias del poder constituyen los espacios-tiempo correspondientes a una época histórica.
Para Castro Nogueira objetos y sujetos pasan a formar parte de un continuo, pierden su autonomía a favor de la del espacio. El tiempo no lineal sólo despliega sus trayectorias en el espacio, lo cual el espacio se convierte en el sujeto del imaginario de nuestra época. En opinión personal, cae en un error, ya que los espacios no pueden ser sujetos a costa de los individuos, ya que como sabemos, para ser sujeto hay que tener una preocupación por las situaciones, razonamiento, no mostrar pasividad ante las situaciones e interacción con los otros sujetos a lo que los espacios no pueden contar con eso.
El trabajo de Luis Castro Nogueira sobre el imaginario espacio temporal, nos hace reflexionar que actualmente estamos viviendo en una sociedad de la información, donde cada vez se desarrollan nueva tecnología para los medios de comunicación y la internet, pero que aún no dominan en su totalidad las formas objetivas y subjetivas de constitución del imaginario.

Angel Vega Lara

Habitaciones

foto: eloísa


Andamos por la vida buscando certezas. Las lecturas que ofrecemos esta semana tienen el objeto de desestabilizarlas. Los dos textos que podrán leer abajo nos permiten asomarnos por la cornisa de diversos mundos: los textos de Copjec, el cine de Kiarostami, la filosofía islámica… Estos textos no presentan certezas, son una invitación múltiple a distintas habitaciones del mundo que habitamos. Habitaciones que en ocasiones ignoramos.

Así, ofrecemos a nuestros lectores el texto de la conferencia “The Imaginal World: Between Paris and Tehran” que Joan Copjec leyó el 8 de mayo en México invitada por 17, Instituto de Estudios Críticos. Compartimos también con ustedes el comentario que Susana Bercovich hizo a dicha conferencia. Esperamos que estos textos despierten la curiosidad…

The Imaginal World: Between Paris and Tehran

Joan Copjec

...One could multiply examples, but my point is that evidence of the transhistorical curve of Oriental wisdom is abundant. And yet our modern historicist consciousness makes us suspicious of the authenticity of this evidence. We fear being duped by finding in the past only “false friends,” rudimentary prefigurings of our own ideas projected backwards onto ideas and circumstances alien to our own. We tend to think that the past is defined only by those who lived before us. Oriental wisdom is not, however, merely a thinking whose traces can be uncovered throughout the post-classical history of philosophy, it is the initiator of a robust transhistorical challenge to historicist consciousness, a theory that vouches for the authenticity and necessity of these backward projections, these recreations of the past. Islamic philosophy does not view the herm eneutic journey backward (ta’wil) as one through which we impose our own way of thinking on an unreceptive past; rather it begins from the premise that the past imposes itself on us, uproots us from our way of thinking, and requires us to actualize it in the present. Recreations of the past are not errors of an imperious ego or will; they are responses to an imperative that supersedes both ego and will...

Para leer completo: http://17.com.mx/index.php?parent=1&cont=5&ht=971

Retóricas de la realidad

Cuando Walter Benjamín publicó su ensayo La obra de arte en la era de la reproducción mecánica (1936) reinauguraba un añejo expediente: la compleja relación entre objetos originales y representaciones (artificiales). Al parecer la aceleración de los medios de reproducción mecánica de las mercancías en el capitalismo (ya tecnológico desde hacía bastante tiempo) implicaba la adecuación a un entorno objetual que homogeneizaba el ámbito de la percepción y acción en un mundo en el que cada vez menos era útil la fidelidad a un patrón modelo único (notar por ejemplo el desplazamiento del patrón oro por el patrón capital financiero). En arte la multiplicación de reproducciones parecía llevar a su muerte, fenómeno que después parecía desmentido por el mercado fetichista de las casas de subasta que especulaban con originales cotizados en altos precios, sin embargo la inercia de la “reproductibilidad” era, y lo fue cada vez mejor, un fenómeno social que forzaba al olvido del referente. En el rubro de la publicidad y el mercadeo, tan necesario para la salud de las venas y arterias de las empresas, se impuso una competencia retórica en la que ya valía poco, si acaso valía algo, la referencia (lo importante es vender, no importa si el producto es útil, genuino, serio… “real”).

La realidad, como producto social, es la realidad en la que el sistema de objetos se mueve al ritmo de una sintaxis formal sin significantes. La pérdida de referencia ontológica es tan usual que nos hemos acostumbrado, pasamos de la seducción al desengaño, de éste al enojo y terminamos en la nostalgia. Hay una melancolía profunda en los cimientos de nuestra generación, tristeza expresiva cuyas formas, paradójicas, son los bellos rostros, las buena ropa, la moda, las risas de programa familiar matutino. Alguien podría preguntar ¿qué hay de “real” en una persona así? Pero ¿y qué hay de “real” en una persona que no es así?... No hay patrón ontológico, y los debates éticos y políticos se debilitan en el trance mismo de convencernos de ir tras ellos.

No hay que extrañar al “verdadero hombre”, ni a la “realidad real”, incluso términos “posmodernos” como el de “simulación” o “simulacro” son inapropiados porque dan la sensación de que aún tenemos conciencia de que hay una realidad que se nos escapa, un misterio nouménico que se agranda al ritmo de la aceleración de la información fenoménica.

Hemos llegado al punto en el que, al parecer, nos quedan dos grandes derroteros: a) reconstruir, como sea, como se pueda, al costo civilizatorio necesario, la Referencia de nuestras acciones, emociones, pensamientos…; b) Aceptar la “vacuidad” de las “representaciones” (vacuidad ahora tomada como intrínseca a la realidad misma)


¿Izquierda darwinista?

Permítaseme entretejer algunas líneas de pensamiento. ¿Qué distingue a una izquierda darwinista de las versiones anteriores de la izquierda? En primer lugar, la izquierda darwinista no negaría la existencia de una naturaleza humana, ni insistiría en que la naturaleza humana es intrínsecamente buena, ni infinitamente maleable. En segundo lugar, esta izquierda no pretendería poner fin a todo conflicto y toda lucha entre los seres humanos. En tercer lugar, no supondría que todas las desigualdades se deben a la discriminación, al prejuicio, a la opresión o al condicionamiento social. Algunas se deberán a estos factores, pero no todas. Por ejemplo, el hecho de que entre los directores ejecutivos haya menos mujeres que hombres puede deberse a que los hombres están más dispuestos a subordinar sus vidas e intereses personales a sus metas profesionales; las diferencias biológicas entre hombres y mujeres pueden ser un factor en la medida en que puede haber entre los primeros una mayor disposición a sacrificar todo con tal de llegar a la cima. ¿Y qué hay de aquello que una izquierda darwinista sostendría? En primer lugar, esta izquierda reconocería que hay algo llamado naturaleza humana, e intentaría saber más sobre ella, de manera tal que lograra fundarse en la mejor evidencia disponible sobre lo que los seres humanos son. En segundo lugar, anticiparía que, aun bajo sistemas sociales y económicos muy distintos, mucha gente actuará de manera competitiva para afianzar su estatus, ganar poder y alimentar los intereses de su estirpe y los propios. En tercer lugar, la izquierda darwinista esperaría que, sin importar el sistema social y económico en que viva, la mayoría de la gente responderá positivamente a una invitación a involucrarse en formas de cooperación que resulten en el beneficio mutuo, siempre y cuando la invitación sea genuina. En cuarto lugar, esta izquierda promovería estructuras que fomentaran la cooperación antes que la competencia, e intentaría canalizar la competencia hacia fines socialmente deseables. En quinto lugar, reconocería que la manera en que explotamos a los animales es el legado de un pasado predarwiniano que exageró el abismo entre los humanos y otros animales y, por ende, trabajaría en pos de un estatus moral más alto para los animales. Y en sexto lugar, la izquierda darwinista sustentaría los valores tradicionales de la izquierda poniéndose del lado de los débiles, de los pobres y de los oprimidos, pero pensando muy cuidadosamente qué opciones sí funcionarían para beneficiarlos de verdad.

Extracto del artículo de Peter Singer "Una izquierda darwinista", publicada en Nexos, mayo 2008

meta-física

Cita de José Luis Pardo,
La metafísica. Preguntas sin respuesta y problemas sin solución.

"Pero, junto a la sospecha de que la metafísica no ha llegado nunca a nacer, late la de que hace mucho tiempo que ya está muerta. En efecto, tras los “grandes sistemas metafísicos” de la Antigüedad (Platón y Aristóteles), es frecuente definir como “anti-metafísicas” a las filosofías que les sucedieron en la época helenística, y especialmente al llamado “materialismo” epicúreo. A partir de se momento, puede establecerse un catálogo de las “muertes de la metafísica”, al menos tan nutrido como el de las “versiones de la muerte de Dios” contenido en la obra de Nietzsche: después de la muerte “post-aristotélica” –y de su nacimiento como teología cristiana-, la muerte de la metafísica como teología especulativa –Duna Scoto declara a la teología ciencia práctica- y el ascenso del empirismo y del nominalismo desde Guillermo de Ockham hasta David Hume; tras su renacimiento como “metafísica racionalista”, la muerte propiciada por el “materialismo” y el “sensualismo” que culminan en la Ilustración francesa; tras su renacimiento en la filosofía post-kantiana del siglo XIX, la muerte de la metafísica a manos, por una parte, del positivismo cientificista y, por otra, del marxismo que la desenmascara como “ideología”. Una pregunta se impone: si la metafísica lleva tanto tiempo muerta –o al menos moribunda-, ¿cómo deberíamos entender el hecho de que dos de las principales corrientes de la filosofía contemporánea, a saber: el análisis del lenguaje y la hermenéutica, se definan como anti-metafísicas y exploten este “motivo” como una de sus principales razones de ser filosóficas en el siglo XX? ¿Estarían simplemente luchando contra el espejismo de un enemigo derrotado hace –como mínimo- casi un siglo?".

Una lectura de Baudrillard

El filósofo de la seducción

Juan E. Fernández Romar

Si Lacan fue el filósofo del deseo, convirtiendo su obra y su práctica en una perfecta máquina de captura del deseo del Otro, Jean Baudrillard fue el filósofo de la seducción, el simulacro y la simulación. Con Baudrillard uno nunca está seguro del verdadero estatus de lo que está leyendo, y menos de su intención.

Toda su obra está plagada de sentencias con aires de aforismos y vocación de enigma zen. Frases tales como: “El simulacro no es lo que oculta la verdad. Es la verdad la que oculta que no hay verdad. El simulacro es verdadero”, no resultan tranquilizadoras en ningún sentido.

Baudrillard jugaba con eso; simulaba explicar, provocaba continuamente el sentido, y dejaba a su auditorio pivoteando sobre una suerte de lógica falsa saturada de polisemia.

En La transparencia del mal (1990) por ejemplo, se animó a aconsejar: “Hay que vivir en inteligencia con el sistema y en revuelta contra sus consecuencias. Hay que vivir con la idea de que hemos sobrevivido a lo peor.”

La oscuridad de su retórica se convirtió en su grifa favorita. Él no hablaba ni escribía para públicos profesionales, autoseleccionados, eruditos y selectos, como Barthes o Lacan. Lo hacía en numerosas columnas de diarios internacionales, y sus libros fueron bestsellers a escala mundial. Así logró convertir su peculiar hermetismo en un producto de alcance masivo, llegando mucho más lejos que cualquiera de sus colegas franceses. Reversibilidad comercial de un discurso hierático deliberadamente blindado para rigurosos. “Lo que escribiré tendrá cada vez menos oportunidad de ser comprendido. Pero eso no es mi problema. Yo estoy en una lógica de desafío” , previno en una entrevista.

Se trata del mayor virus del ensayo contemporáneo, un autor imitado con descaro por académicos y periodistas, parodiado hasta el cansancio por intelectuales globalizados, y plagiado innumerables veces mediante un saqueo hormiga de imágenes y frases que nunca se terminan de entender del todo, pero que son extremadamente sugerentes. Sobre él, sus intenciones y su obra, se han elaborado las teorías más exóticas.

UN EXTREMISTA PEREZOSO

Amado y odiado por igual, dividió las aguas. Algunos han pretendido verlo como un enterrador de utopías; otros, como un extremista demasiado perezoso para actuar de otro modo. También se le ha acusado de banalizar los acontecimientos más trascendentes de nuestra época (la guerra de Medio Oriente, el atentado a las Torres Gemelas, etcétera) convirtiéndolos en meros hechos estéticos que eluden la reflexión sobre datos concretos y derraman opinión equívoca por los bordes.

Enrique Lynch, uno de sus críticos más lúcidos, escribió en la revista cultural Ñ de El Clarín, que los ensayos de Baudrillard son “prodigios estilísticos donde en ocasiones se encuentra uno con alguna ocurrencia brillante y, las más de las veces, con pases de prestigiador cínico”.

Baudrillard enfrentó el problema de su propia definición de manera muy diversa. En algunas entrevistas, se presentaba como un resistente de la cultura, como un sobreviviente de un mundo en el que “la cobardía intelectual se ha convertido en la auténtica disciplina olímpica de nuestra época”. En otras insinuó aportar más información: “Soy iconoclasta pero también agnóstico, estoico, hasta quizás moralista.” No obstante, la mayoría de las veces prefería usar sus armas predilectas y presentarse simpática y enigmáticamente como: “Patafísico a los veinte años, situacionista a los treinta, utopista a los cuarenta, transversal a los cincuenta, viral y metaléptico después de los sesenta: ésa es mi historia.”

Con el correr de los años su forma de comunicarse se volvió cada vez más esotérica y poética. Es una estética que su amigo Paul Virilio ha intentado clonar con un éxito mucho más discreto.

Por ejemplo, en una de sus visitas a Argentina, en 1996, consultado por El Clarín sobre su visión del sur profundo, comentó que para muchos europeos la Patagonia es “una región de exilio, un lugar de desterritorialización, un Triángulo de las Bermudas” y que viajar allí es como “ir hasta el límite de un concepto, como llegar al fin de las cosas” , dado que “detrás de la fantasía de la Patagonia está el mito de la desaparición, hundirse en la desolación del fin del mundo”.

Baudrillard fue objeto de los más diversos comentarios y opiniones peregrinas. La alambicada ironía de sus ensayos invita a imitar el curso errático de sus disquisiciones. Así, algún ensayista francés llegó a verlo como una suerte de “Gregory Peck, con esa mezcla de bondad y sombría indiferencia, además de su común habilidad para aparecer donde menos se les espera”.

Pero no todos han sido tan amables. Algunos de sus colegas, como el riguroso sociólogo Pierre Bourdieu, le censuraron la pretensión de filosofar desde el sillón sin ninguna investigación empírica previa que sustente sus hipótesis. Otro de los prestigiosos filósofos franceses de su generación, Jean-Francois Revel, atacó con ahínco la “arrogancia postmoderna llena de sandeces” de los pensadores de la “French Theory” (entre los que ubicaba a Baudrillard), acusándolos de “reaccionarios que erigen el fraude en sistema”, difuminando las fronteras éticas y “borrando” las diferencias “entre lo verdadero y lo falso, entre el bien y el mal”.

Para Didier Eribon, uno de los grandes estudiosos de la obra de Michel Foucault, los textos de Baudrillard no constituyen otra cosa que una deriva irracionalista del construccionismo estructuralista.


Nostalgia bibliófila

La tasa de lectura ha dejado de progresar desde hace años: uno de cada cuatro franceses no ha leído un solo libro en el curso de los doce últimos meses; el núcleo de lectores asiduos se reduce; los jóvenes prefieren comprar con su asignación discos compactos o tarjetas telefónicas antes que libros, sus preferencias más hacia los juegos de video, los chats o los deportes que a la lectura. Pese al formidable incremento de estudiantes y de profesores, la venta de obras de humanidades y de filosofía -dejando aparte algunos bestsellers- no sobrepasa, como término medio, algunos centenares de ejemplares: ¡un nivel idéntico al que existía a finales del siglo XIX!
En nuestros días se habla del "retorno de la filosofía"; sin embargo, lo que subyace en el fenómeno no es tanto la pasión por las ideas y por la verdad como una vaga búsqueda de "recetas" en vistas a un mayor bienestar subjetivo

G. Lipovetski, Metamorfosis de la cultura liberal. Ética, medios de comunicación, empresa, Anagrama, Barcelona, 2003, p.109

La imaginación (y su crisis)

Hablando con Cornelius Castoriadis

Foto: Saud


Esta entrevista fue realizada por Jean Liberman y publicada en le Nouveau Politis 434, número de marzo 1997. Castoriadis, filósofo, psicoanalista, pensador de la sociedad, fue cofundador del grupo "Socialismo o barbarie", de notable influencia en los hechos de Mayo del '68; crítico hacia la URSS y el marxismo, inspirador de Solidaridad en Inglaterra y Polonia, propulsor del proyecto de sociedad autónoma, firmante del llamamiento a la desobediencia civil contra la ley Debré, etc. En esta entrevista analiza en especial "el avance de la insignificancia" (título de su libro publicado en 1997) en la sociedad actual. Fue publicada por Iniciativa Socialista, por cuya gentileza se publica en exclusiva y en versión completa.

Politis: Usted describe un «aumento de la insignificancia» en la sociedad contemporánea y, entre sus características, constata un «derrumbamiento de la autorepresentación de la sociedad». ¿Por qué esto es grave en relación al proyecto de autonomía individual y colectiva que usted singulariza?

Cornelius Castoriadis: Ninguna sociedad puede perdurar sin crear una representación del mundo y, en ese mundo, de ella misma. Los hebreos del Antiguo Testamento, por ejemplo, plantean que hay un Dios que ha creado el mundo y que ha elegido la línea de Abraham, Isaac, Jacobo, etc, hasta Moisés como «su» pueblo. Para los griegos, para los romanos, existían representaciones globales que jugaban el mismo papel. Los occidentales modernos se han representado como aquellos que, por una parte, iban a establecer la libertad, la igualdad, la justicia y, de otra, iban a ser los artesanos de un movimiento de progresión materíal y espiritual de la humanidad entera. Nada de esto vale para el hombre contemporáneo. Éste no cree más en el progreso, excepto en el progreso estrechamente técnico, y no posee ningún proyecto político. Si se piensa a sí mismo, se ve como una brizna de paja sobre la ola de la Historia, y a su sociedad como una nave a la deriva.

LNP.-Usted describe una descomposición de los mecanismos de dirección política que regentan, no una democracia, sino una «oligarquía liberal», ligándolo a la «evanescencia de los conflictos» y a la «disgregación del sistema educativo»...

C.C.- Todo el mundo reconoce la futilidad y la no pertinencia de los mecanismos de dirección política de la sociedad. A raíz de las recientes elecciones presidenciales en los Estados Unidos, donde la abstención ha alcanzado casi un récord absoluto, todos les comentaristas coincidieron en decir que Dole y Clinton evitaban todos los asuntos sobre los cuales podían tener divergencias, es decir, el meollo político. En Francia es una farsa. Mitterrand fue elegido como socialista e impuso al país el neoliberalismo. Después de las elecciones de 1986, la derecha no ha cambiado nada, excepto con la reprivatización de las empresas nacionalizadas por los socialistas. Volviendo al poder, los socialistas han seguido la misma política con Bérégovoy que Balladur se apresuró a adoptar. Chirac, elegido en 1995 con la promesa de cambiar todo, ha continuado por la misma senda. Actúan como si no hubiera ninguna elección, como si todo lo que hicieran les fuera impuesto por las circunstancias. Coinciden en que no son políticos, todo lo más gestores de una corriente mundial de la que repercuten las consecuencias en la sociedad francesa.

Esta evolución está condicionada por la evanescencia de los conflictos. La clase política puede aferrarse al cinismo y a la irresponsabilidad porque no está sujeta a ningún control ni a ninguna sanción. En otros tiempos, una situación como la de hoy hubiera engendrado huelgas, movimientos de protesta, etc. Hoy, es la apatía. Es verdad que se han producido algunos movimientos sectoriales el año pasado, pero es característico que no se han extendido a los sectores verdaderamente tocados por la crisis.

Pues si el capitalismo ha evolucionado durante los 150 años cincuenta precedentes hacia un régimen relativamente tolerable, es debido. esencialmente. a los movimientos sociales. Dejado a sí mismo, habría verificado todas las sombrías predicciones de Marx: pauperización de los trabajadores, paro creciente, crisis de sobreproducción. etc. Si Marx se ha «equivocado» es porque en sus análisis había «olvidado» la lucha de clases -aunque él fuera su teórico-. Pero son las luchas obreras y populares las que han impuesto a los patronos el aumento de los salarios, creando así mercados internos de consumo que pudieran absorber la producción creciente de las fábricas capitalistas. Son ellas las que han impuesto las reducciones sucesivas del tiempo de trabajo, haciendo pasar de más de 72 horas semanales hacia 1840 a 40 horas en 1940, reabsorbiendo así el paro potencial que hubiera engendrado el formidable progreso técnico que había tenido lugar. Pero después de 1940 la duración del tiempo de trabajo no ha variado. Lo mismo ha ocurrido en el plano político: las tendencias autoritarias del sistema han sido controladas por los combates políticos. Desde hace un cuarto de siglo. todo esto ha desaparecido.

La disgregación del sistema educativo es otro aspecto de esta evolución. El sistema ya no es capaz de producir a los individuos que le hagan funcionar o. en todo caso, de producir ciudadanos. La crisis de los valores penetra profundamente en la educación, donde el contenido está minado por la preocupación exclusiva de «la preparación para la vida profesional». El resultado es que el sistema educativo no está regido por ninguna de las tres partes participantes. Los padres no ven más que el modo para que sus hijos obtengan el famoso «papel». Los alumnos no pueden apasionarse por tal objetivo, sobre todo cuando perciben que este papel les sirve cada vez menos en el mercado de trabajo. Los educadores no creen que puedan transmitir gran cosa.

LNP.- El «incremento de la insignificancia» está caracterizado, según usted, por un pseudo consenso generalizado, por la apropiación comercial de toda subversión, por la sustitución de los valores a cambio del dinero rey. Nos gustaría que aclarara las consecuencias de esta tendencia.

C.C.- Los individuos no tienen ninguna señal para orientarse en su vida. Sus actividades carecen de significado, excepto la de ganar dinero, cuando pueden. Todo objetivo colectivo ha desaparecido, cada uno ha quedado reducido a su existencia privada llenándola con ocio prefabricado. Los medios de comunicación suministran un ejemplo fantástico de este incremento de la insignificancia. Cualquier noticia dada por la televisión ocupa 24 o 48 horas y, enseguida, debe ser reemplazada por otra para «sostener el interés del público». La propagación y la multiplicación de las imágenes aniquilan el poder de la imagen y eclipsan el significado del suceso mismo.

LNP.- El posmodernisrno no escapa a sus críticas, ya que esconde, según usted, un conformismo generalizado...

C.C.- El posmodemismo no es más que una denominación pomposa de la crisis de creación en el terreno de la cultura. El término fue inventado por los arquitectos cuando concluyeron que la corriente moderna en la arquitectura se había agotado. Como no eran capaces de dar una salida y como estaban poseídos por otro mal de la época, el furor por lo «nuevo», que conduce casi siempre a una simple repetición, inventaron este término para una producción en arquitectura que no es más que collage. Toman diferentes estilos de la arquitectura pasada y los unen los unos a los otros en el mismo conjunto: un poco de una villa italiana del siglo XVII, algunas columnas griegas, un recuerdo gótico y, por qué no, una pagoda. Este collage domina también tanto en literatura como en cine, con citas. imitaciones. remakes, etc. Es la consecuencia de una enorme bancarrota de las vanguardias, en donde el imperativo de innovar por innovar ha conducido a los lienzos blancos sobre fondo blanco, al bidé de Marcel Ducharnp repetido cientos de veces, etc. En este terreno, la insignificancia se manifiesta verdaderamente.

LNP.- Usted pone en causa a la economía-casino de hoy y al economicismo dominante, pero no parece ver en esta invasión de la insignificancia las consecuencias de una cierta mundialización.

C.C.- La tendencia a la mundialización existe desde los orígenes del capitalismo -no hay más que releer a Marx o a Braudel-. La cuestión es saber porqué ésta invade todo hoy en día y no en el siglo XIX o durante la primera mitad del XX. La respuesta es que la victoria de la mundialización presuponía, en principio, la victoria de una reacción política. Ésta comienza con Thatcher y Reagan en 1979-1980 y, en Francia,con Mitterrand, a partir de 1983. Ha llegado a imponer el poder absoluto del mercado y el desmantelamiento de los medios de la política económica, por la desrregulación de la economía, la libertad de movimiento de los capitales, la facultad otorgada a las empresas de despedir libremente., el rechazo de la política presupuestaria como instrumento de regulación de los ciclos económicos, etc.

LNP.- ¿No se debe también a los efectos del enorme progreso de la tecnociencia?

C.C.- Estos progresos no son la causa de la mundialización, simplemente han permitido la forma y la marcha que ha tomado. Por ejemplo, la deslocalización de las empresas ha sido posible y rentable a partir del momento en el que el trabajo relativamente cualificado, en otro tiempo parte esencial del input productivo, ha sido liquidado por la automatización y ha sido reemplazado por un trabajo no cualificado al alcance de los jóvenes del sudeste asiático. La mundialización económica realmente es un fenómeno muy importante, pero la forma que ha tomado y las consecuencias que se desprenden han sido condicionadas por una voluntad política. Ésto es flagrante en el caso de Europa. Mientras que la Comunidad Europea, entidad económica casi autosuficiente, hubiera podido utilizar la tarifa exterior común (TEC) para permitir la supervivencia de una agricultura y una industria europea, sin embargo se ha permitido la desertización de los campos y la destrucción de ramas enteras de la industria y de las regiones correspondientes.

LNP.- A diferencia de Edgar Morin, aunque usted esté preocupado por los valores, no plantea la cuestión de la ética y de su rehabilitación, a la que parece subordinar enteramente a la política.

C.C.- La ética -o, más bien, la charlatanería sobre la ética- sirve hoy para esconder la miseria de la impotencia política. ¿Qué es más importante, no matar a una persona o a un millón de personas? La muerte de millones de personas depende de la política, no de la ética: guerras, hambruna, epidemias que diezman países sin medios sanitarios, etc.

Hemos pasado de una mistificación a la mistificación simétrica y opuesta. Durante tres cuartos de siglo el comunismo ha pretendido, en nombre de una «política» monstruosamente embustera, que el fin político justicaba todos los medios, lo que es intrínsecamente absurdo: una política que pretende ambicionar la liberación de la humanidad no debería utilizar más que medios que apuntan en esa dirección y no que la destruyen, como el terror y la mentira. Cuando esta mistificación explotó en la cara de todos, al mismo tiempo que la política reformista o conservadora mostró su impotencia cara a los problemas de la época, se redescubre la ética, como si pudiera responder a todas las cuestiones. Ciertamente, la problemática ética está siempre ahí, y siempre lo estará, pero ésta concierne a la vida y a las actitudes personales de cada uno. No permite a un gobierno orientarse en los dominios económicos, educativos, de sanidad pública, de medio ambiente, etc.

LNP.- En su nuevo libro, Fait et à faire, que publica Seuil, usted dice: «El nudo gordiano de la política de hoy es la ruptura con la economía que debe dejar de ser el valor dominante e incluso exclusivo.» Pero no nos da ninguna pista para ello.

C.C.- Antes de indicar una pista para llegar a un fin, la gente tiene que aceptar ese fin, ese objetivo. Ésto no depende de las proposiciones de un autor individual. Es la gran mayoría de los seres humanos la que debe convencerse que su vida tiene que cambiar radicalmente de orientación y sacar las consecuencias. Mientras que los seres humanos continúen poniendo por encima de todo la adquisición de un nuevo televisor en color para el año próximo. no habrá nada que hacer.

Morin con Castoriadis

Castoriadis, un titán del espíritu

Edgar Morin


Texto reescrito por Edgar Morin en base a su discurso en el funeral de Cornelius Castoriadis. Traducción de Alejandro Pignato para Zona Erógena, revisada para esta copia digital.

Después de la guerra greco-turca de 1921 tanto los griegos que se habían instalado en Asia Menor como los turcos que vivían en Macedonia, desde hacía varios siglos, tuvieron que dejar su tierra natal. Unos y otros padecieron las primeras depuraciones étnicas de este siglo veinte. Así, la familia Castoriadis tuvo que abandonar Estambul para ir a Atenas poco después del nacimiento de Cornelius.

La segunda guerra mundial iba a orientar su destino. El adolescente Castoriadis se unió en Atenas, en 1944, al partido trotskista, que sufría la represión gubernamental y la decisión del comité central comunista de llevar a cabo su liquidación física. Castoriadis se refugia en Francia en 1945 y, con Claude Lefort, protagoniza una herejía radical en el seno de la herejía trotskista; la URSS, ya no es considerada como un Estado obrero solamente degenerado, sino como el Estado de una nueva opresión de clase, pierde todo privilegio revolucionario. Unión de Repúblicas Socialistas Soviéticas, URSS, cuatro letras, cuatro mentiras, escribe Castoriadis. En 1948 funda, con Claude Lefort, el grupo Socialismo o Barbarie, que, sin dejar de criticar al mundo capitalista, denuncia también incansablemente el presente de una ilusión, lo que le vale el rechazo duradero de la izquierda oficial.

Nos habíamos encontrado para sostener la revolución húngara, durante el tumultuoso año de 1956. Luego, cada uno a su modo, nos encaminamos hacia una superación integradora de lo mejor de Marx en una concepción más compleja. Como dice Castoriadis, la continuación de la obra de Marx exige la destrucción del marxismo, transformado, en su apogeo, en una ideología reaccionaria.

En este círculo llamado al comienzo Saint-Just, y luego más modestamente Círculo de investigación y de reflexión social y política (Cresp), es dónde se efectúa una gran re-elaboración, en Lefort y en Castoriadis, y donde uno y otro van a repensar, por vías diferentes, el problema de la democracia.

La idea político-social de autogestión va a profundizarse con la idea filosófica de autonomía, la cual conducirá a Castoriadis a una gran mutación filosófica. La autonomía -darse a sí mismo sus propias leyes- conlleva en sí misma la auto-creación, y nos ubica frente al misterio de la creación misma, que, para Castoriadis, es más que una combinación de elementos preexistentes; el surgimiento de una novedad radical, que constituye una discontinuidad inesperada. Y, en la fuente de toda creación, está el imaginario, inventor de un mundo de formas y de significaciones, que en el individuo es la imaginación radical, y, en la sociedad, imaginario social instituyente. Imaginación y creación están ligadas, incluso en la fuente del pensamiento.

A diferencia de las concepciones dominantes, para las que el imaginario no es más que ilusiones o superestructuras, Castoriadis lo reintroduce en la raíz de nuestra realidad humana, al igual que, a diferencia de las concepciones no aptas para concebir la noción de sujeto, Castoriadis encuentra nuevamente los constituyentes del sujeto (el "para sí", el hecho de que cada uno crea su mundo está dotado de imaginación) y destaca la importancia radical del surgimiento del sujeto autónomo en la sociedad democrática ateniense hace dos mil quinientos años.

Su pensamiento que se afirma a partir de L'Institution imaginaire de la société (Le Seuil, 1975) hasta el último volumen de Les Carrefours du Labyrinthe, Fait et a faire (Le Seuil 1997), toma forma epistemológica: nada de lo que está vivo, humano y social es exhaustiva y sistemática mente reductible a nuestra lógica clásica, que él llama conjuntista-identitaria. Castoriadis ve en lo que él llama magma, sustancia sin forma pero creadora de formas, el sustrato genésico de toda creación.

Esta reconstrucción filosófica no sólo no borra las críticas radicales que Castoriadis hace, en forma diferente, al totalitarismo y al neoliberalismo, sino que entraña la gran aspiración a la cual no dejó de ser fiel: la de una sociedad autónoma constituida de seres autónomos. Y ve en forma sorprendentemente profunda que la consciencia de nuestra mortalidad es la condición de esta autonomía: "No es sino a partir de esta convicción insuperable -de la mortalidad de cada uno de nosotros y de todo lo que hacemos, que podemos vivir como seres autónomos, incluso en los otros seres autónomos y hacer posible una sociedad autónoma".

Corneille -como lo llamamos nosotros- se nutría sin descanso en los textos de Platón y Aristóteles, pero no era un filósofo intramuros: se esforzaba en pensar los componentes de la cultura y del saber de su tiempo. No basta con agregar unos a otros los términos de filósofo, sociólogo, psicoanalista, economista, politólogo para definir su espíritu enciclopédico. Era enciclopédico no en el sentido aditivo del término, sino en el sentido originario griego, que articula los saberes disjuntos en ciclo. Hizo mucho más que mostrar una competencia profesional como economista en la OCDE y luego como psicoanalista. Demostró de manera sorprendente que, contrariamente al dogma establecido, es posible en el siglo XX constituirse una cultura con la condición de ir a los pensamientos generadores, a los problemas, a las grandes obras. Era un hombre de cultura amplia y abierta, enamorado de la música, de la poesía y de la lectura, lector de revistas científicas.

Pensador de la autonomía, atravesó el siglo ajeno a los marxismos oficiales, al positivismo científico tanto como al positivismo lógico, al lacanismo (al que consagró un libelo corrosivo y divertido, rápidamente cubierto de silencios indignados o consternados), al estructuralismo, al post-estructuralismo, al post-modernismo. Con una violencia polémica que yo, a veces, he juzgado como excesiva, odiaba la feria de las vanidades, las reputaciones engreídas. Detestaba las futilidades y la parisianidad y, en un libro reciente, denunciaba el "avance de la insignificancia".

¡Cuántas charlas de café estruendosas no hemos tenido! ¡Cuántos ágapes agradables! ¡Qué fraternidad en las rebeliones y en las desesperanzas! y cómo no recordar en las lágrimas de hoy nuestras risas en su cumpleaños 70 cuando yo recitaba mi "Oda a Corneille". Y cuántas afinidades entres sus ideas y las mías; cómo él, creo en la autonomía, que yo llamo auto-organización; como él, me niego a dejar disolver la idea de creación; como él, creo en el carácter real y radical del imaginario; como él, creo en la posibilidad de una cultura que ponga en marcha al saber; como él, creo en la necesidad y en la insuficiencia de la lógica clásica; como él, creo en la virtud genésica de lo que él llama magma, y de lo qué él llama laberinto que yo llamo complejidad.

Corneille no entró en marcos que resultan normales a la mayoría de los intelectuales, universitarios y políticos. Era enorme, fuera de las normas. Lean las Historias, como se debe, del mundo intelectual, allí no encontrarán sino marginalmente citado a este gran pensador.

De la presencia de sus ancestros en el mundo otomano conservaba un modo de actuar de campesino balcánico pero era un ateniense del siglo de Pericles, teniendo en cuenta la vivacidad de su inteligencia; era al mismo tiempo un cálido mediterráneo, un auténtico europeo en cuanto a su cultura, que llevaba en él Oriente y Occidente; y este inmigrante transformado en francés contribuyó a la riqueza ya la universalidad de la cultura francesa. Hasta el final, siguió siendo vivaz, ardiente, fogoso, apasionado, joven: le gustaba repetir las palabras de Wilde: "Lo terrible de envejecer es que uno sigue siendo joven".

Luego de tres meses de una lucha increíble de todo su ser contra la muerte, este titán se apagó, al lado de su compañera Zoé, su hija, Cybele, su hija, Sparta, su nuera, Dominique y Rilka, su madre. Del fondo de la amistad, del fondo de la fe en la creatividad humana, del fondo de la esperanza y de la desesperanza, yo saludo a la obra, al pensamiento, a la persona de Cornelius Castoriadis.

Un acontenciomiento imprevisible












Imagen: Stelarc

Todo el dilema está en esto: o bien la simulación es irreversible y no hay un más allá de la simulación, no hay un acontecimiento, es nuestra banalidad absoluta, una obscenidad de todos los días, el nihilismo definitivo y nos preparamos para una repetición insensata de todas las formas de nuestra cultura en espera de un nuevo acontecimiento imprevisible –¿pero de dónde podría venir?–; o bien hay por lo menos un arte de la simulación, una cualidad irónica que resucita cada vez las apariencias del mundo para destruirlas.

Jean Baudrillard,
"Duelo", Fractal
n° 7

Subjetividad y Consumo (comentarios a Zizek)

Claro! Ese asunto “contracultural” de las décadas pasadas, y su cauda actual, resultaba interesante en su introito pero al otro lado del cabo nos esperaba la molestia del “placer auténtico”, la “sociedad no alienada”, la “sexualidad libre”… Hipóstasis teleológicas del imaginario intelectual colectivo (me pregunto si rollos tipo Toni Negri y Naomi Klein son las fénix actuales). La onda de que el capitalismo esté conformado por “subjetividades nómadas” tiene ciertas ventajas y un defecto: seguir hablando de “subjetividad” después de la conciencia estructurlista, pero es una categoría cómoda, y a fin d cuentas para qué sirve el lenguaje sino para simplificar la vida?! El “sujeto” hoy está harto de placeres (banales y hardcore); las políticas de la felicidad (recuerdo a AMLO hablando del Estado de bienestar) no son iniciativas gubernamentales son inercias colectivas.

Respecto a la idea de “consumo” y de “víctima”: son nuevos haces de las dialécticas modernas, acostumbradas a la tensión que se genera entre dos puntos (aparentemente polares). Sin estas tensiones dualistas, al parecer no hay Modernidad (y quizá no haya “cultura” en sí). O sea, la PROFECO y la CONDUCEF vienen a ser algo así como “Aufhebungen” del capitalismo nacional, síntesis de tensiones que a fin de cuentan tienen la consigna de lubricación del sistema.

A propósito checar la propaganda de The Corporation:

http://youtube.com/watch?v=yuGyMMEZsBM

El deseo o la traición de la felicidad

David Rabouin
entrevista con Slavoj Zizek

El deseo o la traición de la felicidad

Desde hace varios años, el filósofo Slavoj Zizek se ha dado a la tarea de aplicar la teoría lacaniana del deseo al análisis de la cultura moderna. La entrevista gira en torno a El títere y el enano. El núcleo perverso del cristianismo , (Paidós, 2005), en el que propone una relectura provocadora del cristianismo, situándolo “entre perversión y subversión”, y sobre la cuestión del deseo en la actualidad.

¿Cómo se sitúa usted en relación con la idea de que vivimos en una sociedad en la que la mayoría de nuestros deseos estarían alienados?

–Ese es un tema en el que tenemos que ser prudentes. Toda esa temática de los años sesenta, en torno a la crítica de la “sociedad de consumo”, consistía en que se nos brindaban pequeños satisfactores, felicidades nimias, placeres tontos, para privarnos de los “verdaderos” deseos. Cada vez estoy más convencido de que el planteamiento era demasiado naif . A eso me refiero en El títere y el enano. Debemos desconfiar de aquella mitología que opondría nuestros “verdaderos” deseos a una sociedad de consumo completamente consagrada a su alienación. Tomemos, por ejemplo, cierta vulgata “deleuziana” en uso actualmente: desarrolla un modelo basado en una oposición entre la organización jerárquica, sistemática, el Estado, el “Imperio”, y los flujos nómadas, la “multitud”, los deseos. Cuando el capitalismo hoy en día es precisamente nómada. ¿Por qué y cómo vamos a combatirlo si desde el inicio olvidamos esto? La estructura subjetiva del capitalismo actualmente es precisamente la del sujeto nómada, sin identidad fija. Ni siquiera podemos decir que entonces hay que combatirlo, porque “reterritorializa” los flujos, los deseos. Porque la “reterritorialización” es la maquinaria misma que desencadena la dinámica. Desde los marxistas existía ya ese sueño: conservar la estructura, sin las ganancias, la plusvalía. Querían deshacerse del obstáculo conservando el dinamismo puro. Pero no se dieron cuenta de que perdían el dinamismo al mismo tiempo que el obstáculo. O sea que no estoy para nada de acuerdo con ese tipo de crítica de la “sociedad de consumo”. Con lo que me quedo es con la idea de que la felicidad no puede ser una categoría ética. No deberíamos legitimar un cambio diciendo que brindará más felicidad. El verdadero cambio político consiste siempre en modificar los parámetros mismos de lo que se entiende por felicidad.

–¿Esto significaría que deberíamos abandonar todo criticismo ante este tipo de sociedad?

–Lo que habría que criticar es la idea misma de “consumo”. ¿Realmente vivimos en una sociedad de “consumo”? El modelo de mercancía en la actualidad es el café sin cafeína, la cerveza sin alcohol, la crema sin grasa. Desde mi punto de vista, esto significa en primer lugar que cada vez tenemos más miedo de consumir de veras. Podemos consumir, pero sin pagar los costos. Si queremos criticar a la sociedad moderna, no hay que aferrarse a esta idea de “consumo”. Una clave más interesante sería la noción de “víctima”. Hay que entender cómo esto determina nuestra noción de tolerancia y nuestra relación con el deseo del Otro. ¿Qué significa hoy “tolerancia”? Es sólo lo contrario a la noción de “hostigamiento”, de “acoso”. Y, ¿qué quiere decir esto? Quiere decir que el Otro, en tanto sujeto deseante, no se me debe acercar demasiado. Dicho de otra manera, la tolerancia hoy es exactamente la intolerancia. La figura de subjetividad se vuelve completamente narcisista: se constituye mediante el miedo a la proximidad de los demás. Esto me recuerda cuando Kierkegaard pregunta: “¿Cuál es ese prójimo al que debemos amar?”, y responde: “El que está muerto”.

–¿Este problema del Otro se liga con el de lo Prohibido y su papel en el funcionamiento del deseo?

–Sí, pero en este caso también hay que ser prudentes. Por un lado, existe actualmente el problema del fracaso de los órdenes simbólicos, del “Gran Otro”, como dice Lacan. Esto conduce cada vez más a un régimen de interiorización de las reglas y, por lo tanto, en términos freudianos, a una hipertrofia del superyó. Pues bien, como Lacan lo percibió, el superyó funciona tanto como imperativo de goce como prohibición. La consecuencia paradójica y trágica es una carrera desenfrenada hacia el goce, que desemboca evidentemente en la imposibilidad de gozar, puesto que el superyó exige siempre más. Ahora, la gente ya no se siente culpable cuando tiene placeres ilícitos, como antes, sino cuando no es capaz de sacar provecho, cuando no logra gozar. Pero, por otro lado, no se debe sacar como conclusión, como hacen ciertos semilacanianos estilo Pierre Legendre, que hay que restablecer la Ley y el Orden simbólicos como espacio de trasgresión. Lacan era un gran enemigo del pensamiento de Bataille y no sólo por una cuestión meramente personal: el problema, a su manera de ver, es precisamente que el deseo se halla, en Bataille, rebajado a la trasgresión. El psicoanálisis tiene un importante papel que jugar en ello. Todos los demás discursos adquieren cada vez más la forma de órdenes terminantes de gozar, de búsqueda de la felicidad. ¡Hasta el Dalai Lama anda en eso! El psicoanálisis es un discurso que no prohíbe gozar, pero que permite precisamente no gozar . Puede usted gozar, pero sin que esto obedezca a una regla, sin que tome la forma de una interiorización superyóica. Es por eso que el pensamiento freudiano es más actual que nunca. Todo mundo dice actualmente, incluso gente favorable al psicoanálisis, que Freud está rebasado, que es hijo de una sociedad burguesa, victoriana, basada en fuertes prohibiciones que han perdido sentido en nuestros días. Pero su problema nunca residió en la represión o en la prohibición; radicaba en cambio en la paradoja de un permiso que bloquea también el goce. Apenas ahora podemos deshacernos de esta idea simplista de un Freud que combate la opresión sexual. Todos los freudomarxistas inteligentes lo entendieron. Por eso Adorno criticó siempre a Reich y su idea del estallido orgásmico.

–En Bienvenidos al desierto de lo real escribía usted esta fórmula, de la que además decía que era característica de lo que nos enseña el psicoanálisis: “La traición del deseo tiene nombre: felicidad.”

–La concepción de Lacan –su lado hegeliano e incluso sartreano–, es que el deseo es trascendencia, falta, apertura, mientras que el placer, o la felicidad, es equilibrio, homeostasis. Deleuze defendió esta idea de manera más radical todavía, cuando dijo que el masoquismo o el amor cortés eran la manifestación del deseo en estado puro, el deseo que no necesita ser satisfecho, porque ya era por sí mismo su propia satisfacción. Esta idea la desarrollé en Subversión del sujeto . El deseo aparece primero como “patológico”, es decir suscitado y orientado por los objetos que nos afectan. Carente de la dignidad de un a priori trascendental. La idea, defendida por Bernard Baas en su muy bello libro Le Désir Pur [ El deseo puro ], consiste en que Lacan fue quien precisamente “trascendentalizó” el deseo. Y que esto constituye el proyecto de su célebre texto Kant con Sade : demostrar que existe la capacidad de un deseo puro, que no necesita referirse al objeto. La belleza de esta teoría radica en que el “objeto” –ése que Lacan llama “objeto a minúscula”– se vuelve entonces, precisamente, una posición estructural, una especie de objeto a priori . Y sirve, paradójicamente, para sustraer el deseo a su apego al objeto, a su realidad patológica. La ética del deseo es seguir siendo fiel a este a priori . Como dice Lacan: el deseo último es por lo tanto el de la no-satisfacción del deseo, el deseo de quedarse abierto.

–Usted deja el dilema sin solución. Por un lado, tenemos un llamado al restablecimiento del orden simbólico, de la Ley; por otro, la crítica postmoderna relativiza las normas y desemboca en una interiorización, que finalmente bloquea el goce y lo erige como norma suprema. Y, ¿qué otra cosa hubiera podido suceder?

–Yo creo que ni el propio Lacan encontró la fórmula. En el caso de Freud, se concibe la civilización como producto del crimen original. La sociedad se forma en la comunidad del crimen, el asesinato del Padre. Es el modelo que hallamos en Tótem y tabú . La pregunta es: ¿existe otro modo de socialización distinto al de esta relación con el orden simbólico? Este es también el problema de la ética psicoanalítica. Hay cierto Lacan que no me gusta, el que dice que el objetivo de la experiencia psicoanalítica es “atravesar la fantasía”, vivida como una experiencia intensiva, excepcional. Después de lo cual no se podrá más que regresar al espacio social normal para simplemente “seguir el juego”, con mayor ironía. El problema para mí es que esta postura es precisamente la que induce el capitalismo contemporáneo. El psicoanálisis debe darse cuenta de que la antigua postura según la cual la sociedad lleva las prohibiciones y el inconsciente las pulsiones desajustadas, en la actualidad se ha revertido: hoy la hedonista, la desajustada es la sociedad, y el que regula es el inconsciente. Lo vemos claramente en el estatus de las creencias, que me interesó particularmente en El títere y el enano : vivimos en una época en la que estamos de acuerdo en creer, queremos creer, pero a través de los otros, de manera distanciada. Hay una historia que se cuenta sobre Niels Bohr: un amigo que había ido a visitarlo, al ver colgada en la puerta una herradura, le expresó su asombro de que tuviera tales signos de superstición. A lo que Bohr respondió de manera magnífica: “Por supuesto que no creo, pero me dijeron que funciona aunque no creas. ” Para mí, este es el arquetipo de la creencia moderna. Todos mis amigos judíos dicen : “No comemos puerco, aunque claro que no creemos.” Es una creencia objetivada, lo que hoy llamamos una “cultura”.

–Pero esto sigue sin responder al dilema…

–Creo que el ejemplo de solución lo encontramos en los esfuerzos de Lacan por fundar una sociedad analítica. En cierto sentido, fue un fiasco total, pero la idea estaba ahí: construir un espacio social en el cual la gente pudiera reunirse no sólo por la figura del Padre, del Maestro, del Amo, sino por el objeto del deseo mismo. La apuesta es que el campo social no es sólo territorio de ilusiones, de apariencias, en el que no se puede más que seguir el juego, donde la única diferencia sería saber si lo tomamos en serio o lo hacemos de manera irónica. ¿Sería posible crear un espacio social que no necesitara de la fantasía, de un “significante maestro”? Eso fue lo que me dio la idea, después de haber leído a Alain Badiou [ San Pablo. La fundación del universalismo , Anthropos, 1999], de que existe un ejemplo de ese proyecto en San Pablo, en su idea de “comunidad de creyentes”. Otro ejemplo en el que se puede pensar es el que hallamos en algunos partidos revolucionarios. Es una vía intermedia entre el individualismo hedonista y el regreso a un modelo autoritario. Como Badiou lo demostró de una manera que me parece convincente, ese fue precisamente el problema de Pablo. Por un lado, el sistema judío, basado en la Ley; por otro, el individualismo romano. Todo radica en construir la “comunidad de creyentes” en tanto tercera posibilidad. Creo que hay que aceptar el riesgo de que la Ley no sea la única perspectiva. En esto tenemos que ir más lejos que quienes tratan de relativizar el mensaje de Pablo. Según ellos, se trata simplemente de decir que cuando se está en el amor de Cristo no se requiere de la Ley, porque se hace naturalmente lo que dice la Ley. Es la versión humanista. Pero lo único que hace es velar el aspecto terrible de la proposición. Lo que dice San Agustín es: “Si amas a Dios, puedes hacer lo que quieras.” Y una vez, incluso olvidó a “Dios”: “Ama y podrás hacer lo que quieras.” Es un riesgo que hay que tomar. Hay un momento de suspensión del régimen de la Ley. Para mí, esa es la perspectiva del último Lacan.

Traducción de Dulce María López Vega

!Bienvenido al desierto de lo real!













Slavoj Žižek

De modo que no sólo Hollywood pone en escena un semblante de la vida real despojada del peso y la inercia de la materialidad - en la sociedad consumista del capitalismo tardío, la "autentica vida social" adquiere de algún modo los rasgos de una imitación organizada, con nuestros vecinos comportándose en la "vida real" como actores y extras en un escenario... De nuevo, la última verdad de la des-espiritualización del universo del capitalista utilitario es la des-materialización de la propia "vida real", su inversión en una show espectral. Entre otros, Christopher Isherwood expreso esta irrealidad de la vida diaria americana, ejemplificándolo en el cuarto de motel: "¡Los moteles americanos son irreales! /... / ellos se diseñan deliberadamente para ser irreales. /... / Los europeos nos odian porque nos hemos retirado a vivir dentro de nuestros anuncios, como ermitaños que entran en sus cuevas para contemplar". La noción de "esfera" de Peter Sloterdijk está literalmente aquí comprendido, como una gigantesca esfera de metal que envuelve y aísla la ciudad entera. Hace unos años, una serie de películas de ciencia-ficción como Zardoz o Logan's Run previeron la dificultad posmoderna de hoy extendiendo esta fantasía a la propia comunidad: el grupo aislado vive una vida aséptica en un área apartada, anhela la experiencia del mundo real de la decadencia material.

(Pasarela en la Muralla China, La Jornada)